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    Les États-Unis arrêtent un immigré mexicain au statut protégé

    16 février 2017 |Agence France-Presse | États-Unis
    Cette arrestation inédite fait planer l’incertitude sur le sort de quelque 750 000 autres immigrés concernés par le décret DACA.
    Photo: Spencer Platt Agence France-Presse Cette arrestation inédite fait planer l’incertitude sur le sort de quelque 750 000 autres immigrés concernés par le décret DACA.

    Los Angeles — Les autorités américaines ont arrêté un Mexicain de 23 ans dans le but de l’expulser alors qu’il était théoriquement protégé par le décret DACA, selon le gouvernement et des avocats.

     

    Cette arrestation est inédite selon les avocats du jeune homme et fait planer l’incertitude sur le sort de quelque 750 000 autres immigrés concernés par ce décret, signé par l’ex-président Barack Obama en 2012.

     

    Daniel Ramírez a été arrêté vendredi chez lui par des agents de l’immigration près de Seattle, dans le nord-ouest des États-Unis. Les agents étaient venus pour son père, qui n’a pas non plus de papiers en règle et a déjà été expulsé une fois. Ils ont fini par les emmener tous les deux, ont expliqué à l’AFP les avocats qui le défendent gratuitement.

     

    Une audience sur le dossier aura lieu vendredi à Seattle.

     

    Le DACA (Deferred action for Childhood arrivals) permet théoriquement à M. Ramírez, arrivé aux États-Unis avec ses parents lorsqu’il avait sept ans et lui-même père d’un garçonnet américain, de résider et travailler légalement dans le pays pour au moins deux années de plus.


    Arrestation « injustifiée »


    Son arrestation « sans précédent et injustifiée enfreint les promesses qui lui ont été faites ainsi qu’aux autres » bénéficiaires du DACA, affirme Mark Rosenbaum, du cabinet d’avocats pro bono « Public Counsel », dans un communiqué.
     

    Le DACA a été créé comme mesure temporaire pour éviter l’expulsion de centaines de milliers de jeunes emmenés illégalement aux États-Unis par leurs parents lorsqu’ils étaient enfants, et qui ont passé quasiment toute leur vie dans le pays.

     

    Les autorités migratoires assurent que M. Ramírez leur a avoué qu’il est membre d’un gang, un argument qui peut justifier l’expulsion d’un bénéficiaire du programme.

     

    Les avocats du jeune homme affirment que leur client n’a jamais commis aucun crime. « M. Ramírez nous a dit qu’il a fait l’objet de pressions pour dire qu’il faisait partie d’une bande criminelle mais assure qu’il ne l’a pas admis et qu’il n’est membre d’aucun gang », a expliqué un autre de ses avocats, Ethan Dettmer, du cabinet Gibson, Dunn Crutcher.


    Multiplication des arrestations
     

    Les autorités migratoires ont arrêté au moins 680 étrangers — qui n’avaient pas tous un casier judiciaire — la semaine dernière pour les expulser dans la lignée des promesses électorales de Donald Trump qui s’est engagé à expulser plusieurs millions de sans-papiers.

     

    « Il y a des questions sans réponse » de la part de l’agence fédérale de l’immigration (ICE), qui doit « donner plus de détails sur ce qui a provoqué cette arrestation, en particulier si l’arrestation d’un bénéficiaire du DACA représente un changement de politique migratoire » a estimé le maire de Seattle Ed Murray dans un communiqué.

     

    Le cas de M. Ramirez « est scandaleux », s’est pour sa part indignée la sénatrice démocrate californienne Kamala Harris, faisant écho à d’autres politiciens démocrates.













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